Cruche à eau avec décor au peigne.
La dourne fait partie de la famille des cruches de tête destinées àcontenir de l'eau domestique. Sa forme est très pansue et peu ouverte. Elle est munie d'un bec tubulaire et d'une ou plusieurs anses plates. La dourne quercynoise comporte quatre anses.
Ses parois peu épaisses la rendaient légère et favorisaient une transpiration propre à rafraîchir l'eau. L'utilisateur perçait un orifice dans le flanc. Assortie d'une cheville en bois, cette ouverture permettait de faire couler l'eau à la demande au-dessus de la pierre d'évier.
Le décor à l'engobe de kaolin très blanc est appelé "au peigne".
Le kaolin employé était tiré de Montamel à 4 km d'Uzech.
Cette cruche se portait sur la tête et donnait lieu, dans les fêtes de village, à des courses de jeunes filles et à des bourrées dansées par les deux sexes, sans qu'on puisse la retenir avec les mains.
Plat entierement vernissé à l'intérieur qui avait différentes fonctions dans la cuisine, notamment lors de la préparation de conserves de cochon, oie, canard. Il servait en particulier à égoutter les graillons, mais faisait aussi office de bassine pour les tâches quotidiennes de la maison.
Du latin puis de l'occitan "ola", signifie la marmite. On y conservait les viandes recouvertes de graisse, on s'en servait aussi comme piège pour les oiseaux et ce furent des oules renversées qui firent office d'épis de faîtage afin de proteger les poinçons des charpentes sur toit végétal.
Munie de trois anses, d'un bec verseur pincé ou droit et parée de décors aux colonnes travaillées au pouce ou à la molette, c'est la poterie typique du Lot. Elle provenait essentiellement d'Uzech-les-oules.
Très solides, beaucoup d'entre elles ont résisté aux années.
Les cloques que l'on trouve parfois sur le vernis sont dues à des projections d'huile.
"Lo fajourio"
Il s'agit de moules de tailles différentes, servant à préparer les "cabécous", petits fromages frais fabriqués à base de lait de chèvre ou de vache.
De forme allongée, elles possédaient une anse et un goulot étroit, certaines pouvant servir de pot à eau. Celles qui étaient vernissées en vert étaient appelées "oliviero" par les potiers eux-mêmes qui tournaient ce modèle traditionnel, inchangé depuis le 17ème siècle au moins.
Par raffinement, une tresse était gravée sur l'anse, juste avant l'engobage.
Objet d'utilisation courante et pourtant le décor à l'engobe est remarquable pour l'intérieur de ce barbier.
"Lou cruou"
D'un usage quotidien, on le trouvait au pied de l'évier, servant à garder fraîche l'eau qu'on avait ramenée de la fontaine.